Présentation  

                                 de l'artiste 

                                                   et de ses oeuvres

                                                          

 

Patrick Lingg est né en 1953 dans le Nord de la France, de parents germaniques.  Son enfance se passa tranquille dans les corons avec les terrils pour tout horizon.  C'est certainement pourquoi, avide de couleurs, il s'oriente vers la peinture en 1991, après la visite du Musée DALI à Figuières en Espagne, où un autre univers s'ouvre à lu.

Avide de tout apprendre et tout savoir, en 1992-1993, il partage de concert son travail avec la peinture et des études de droit, mais déçu par ce domaine trop fermé et sélectif, au bout d'un an, il abandonne et peut se consacrer entièrement à l'art.  Il se lance alors dans la conception de plus en plus pointue d'oeuvres picturales avec un style tout à fait personnel.

 

Jusque là, assez discret et silencieux, il parle à ses semblables par le biais de ses oeuvres, car une vie intérieure intense bouillonne en lui et au lieu d'utiliser le verbiage de l'homme, il lui préfère le langage de l'artiste.  Ses sens agissent en synergie pour nous retransmettre ses émotions et ses sensations.  Sa main interprète ce que son coeur ressent au moment où son oeil le perçoit.  Complice, il fait rentrer le spectateur dans ses songes éveillés et l'initie à ses visions imaginaires, c'est la naissance d'HYBRIDE I (le 5 mai 1994 à l'orangerie de Valenciennes).  C'est une série mélancolique, fortement surréaliste, les tableaux teintés de tristesse et d'espoir, sortent tout droit de son imagination, de ses rêves secrets et éveillent en nous ce quelque chose de pur oublié de notre enfance.

 

Il s'abandonne parfois à l'appel de l'abstrait sous le coup d'une trop forte impression, intraduisible autrement.  C'est le tour d'HYBRIDE II de voir le jour.  Cette série reste dans la même veine que la première, mais avec plus de force et de pouvoir de suggestion.  Ses puissants mouvements, ses matières en saillie, ses délires de couleurs nous font basculer dans un au-delà peuplé de galaxies étranges, de terres mystérieuses et envoûtantes, jusqu'à nous faire chavirer dans un univers tourmenté et hypnotique.  Mais toujours, il continue à exalter ses sentiments.  Pudique, il nous les révèle sous forme d'énigmes.

 

Passant à un autre régime, il s'est essayé à jouer avec la peinture même, lui imposant des courbes, des torsions et des coulures, lui insufflant ses propres mouvements comme limite.  HYBRIDE III est né (le 8 décembre 1995 à la galerie "LOUIS ARAGON" de Raismes).  Cette série apparaît un peu comme une gageure.  Une série de "coups de points" à la société qui renie toute émotion et fustige celui qui ose ouvrir son coeur.  Là, le peintre semble lui-même dépassé, désemparé, peut-être désespéré.  L'artiste a-t-il voulu crier son indignation devant la passivité des foules confrontées aux horreurs commises par le monde?  Ou a-t-il voulu faire réagir ses contemporains si blasés de tout?   Seul Patrick Lingg le sait, mais toujours est-il que cette série tranche résolument avec les autres.

 

Toute révolte semble effacée et la sérénité retrouvée dans HYBRIDE IV (né en mai 1996 au centre culturel "LOUIS ARAGON" ).  En effet le dessin se révèle pur, sûr, net avec des sujets un peu symboliques.  Mais comme le peintre tient décidément à nous étonner (à moins qu'HYBRIDE III l'ai laissé exsangue ...), là toute couleur est exclue, et le support a changé.  Cette nouvelle recherche plastique (dont Man Ray a amorcé les débuts balbutiants), résulte de l'aboutissement de 20 ans d'expérience dans un métier de haute technologie dont le résultat ne laisse aucun doute sur la personnalité affirmée de l'artiste dans ce domaine.

 

Par la suite HYBRIDE s'agrandit avec la venue d'HYBRIDE V (né en octobre 1997 à EISLEBEN en Allemagne).    Cet HYBRIDE s'apparente au IV, mais à la place de dessins figuratifs, apparaissent des desseins de matières organiques, des entrelacs de structures ordonnées.  On y distingue des paysages, des formes oniriques, des figures flottantes où l'oeil a du mal à se retrouver.  La matière s'amuse à jouer à l'antimatière.

 

Enfin, HYBRIDE VI est né à Kirchzarten en Allemagne en novembre 1998.  Même support et même technique que les deux derniers, mais ici, la réalité reprend ses droits, puisque les objets représentés se rapprochent plus de la photo-négatif ou du négatif-positif.

Patrick Lingg a vraiment le don de brouiller les pistes.

 

Maintenant, pourquoi HYBRIDE?  Bien sûr autant pas la densité de ses techniques employées que par les oppositions des genres et des matériaux utilisés, mais surtout parce que sa peinture est mutante, telle une fresque de sentiments humains, fresques mouvantes et se métamorphosant au fil des sensations et des émotions ressenties.  Loin d'être statiques et figées comme certaines, ses oeuvres évoluent, se teintant des impressions et des passions de l'artiste.

 

Ce dernier est vivant, il vibre, tendu comme la corde d'une Lyre et répercute ses moindres frémissements par le seul langage connu de lui et universel : l'art sous toutes ses formes.  C'est pourquoi en symbiose avec la peinture, il s'est intéressé à la sculpture et à des matériaux nobles et jusqu'ici peu employés.  Tout d'abord l'inox, blanc, pur, si tranchant, et comme Patrick Lingg, sans compromission.  Mais comme un artiste est un esthète manuel, las de couper, de polir et d'assembler, il a voulu utiliser une autre forme d'approche en malaxant, triturant et pétrissant l'élément afin de le modeler tel un potier peut le faire avec de l'argile et cela même avec de l'aluminium, ce qui donne des résultats surprenants, des caricatures étonnantes, certaines drôles, d'autres inquiétantes, mais toujours criantes de vérité.

 

De ce fait, une autre matière est née sous ses mains habiles : la résine, travaillée à chaud pour lui donner des formes froissées, plissées ou tournées, surréalistes, abstraites ou plus simplement concrètes.

A première vue, on croit déceler le froid et le tranchant du métal, aux tonalités chaudes de bronze, d'or, de cuivre.

Curieusement et doucement, la main s'avance pour caresser la sculpture et on a la surprise de sentir une surface douce, satinée et loin d'être froide.

Là encore, Patrick Lingg s'est joué de notre sens le plus utilisé et le plus galvaudé : la vue.

On est en droit de se demander si ce que l'artiste nous restitue est ce qu'il perçoit en tant que tel sans que nous parvenions à le discerner, ou cherche-t-il simplement à brouiller les pistes d'un savoir établi? ...

 

En parallèle, amoureux de la belle matière et voyant les "opportunités" qu'offre tout métal, il crée des bijoux atypiques, puis de plus en plus d'inspiration médiévale ou tribale, en taillant dans la masse ou en réalisant des détournements d'objets, ses oeuvres se démarquant du "déjà vu" et apparaissant barbares et brutes.

Cette fois-ci, il les offre à la vue du public lors de fêtes médiévales.

 

Citons-en quelques unes :

Schifflange (Luxembourg),

Mons, Tournai, Thuin (Belgique) dans le cadre du projet EURAPHIS II,

Dinan (Bretagne), Sedan (Ardennes), Rodemack (Moselle), Bruxelles (B)

et cette année (2004) Aires/Lys et Bachy(59) (subventionnés par Lille 2004).

 

 

Patrick Lingg est donc un artiste complet, à ne mettre surtout dans aucune catégorie (il ne le supporterait pas).  La matière semble lui obéir, à condition qu'il le veuille, et ne l'a que très rarement trahi.  Sa disposition naturelle à créer est bien un don du ciel, d'autant qu'il est autodidacte et "s'est fait tout seul".  Je gage fort que son talent ne s'arrête pas là et que Patrick Lingg a encore d'autres atouts dans sa manche.  Tel un prestidigitateur, il va encore nous étonner dans les prochains jours.

 

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